
FESTIVAL ELEKTRA 2026
— Brave Nouveau Monde
SOIRÉE #3
Temitope Olujobi, Wonwoori, Tacit Group
Samedi 20 juin
HORAIRES
Ouverture des portes : 19h
Début des performances : 20h
PRIX
Admission générale : 20
Tarif étudiant : 15$
Passe 3 soirées : 50$
LIEU
PHI, 407 Rue Saint-Pierre
Montréal, QC H2Y 2M3
→ S'y rendre

Hands That Steal From "Other" Mouths
« Hands that Steal from ‘Other’ Mouths » est une satire théâtrale à deux joueurs sur l’empire occidental et l’extraction des ressources. La performance mêle jeu vidéo en direct, musique électro-pop et atelier pédagogique sur les échanges inégaux entre le Nord et le Sud global.
À l’origine, ce projet, commandé par Meow Wolf, incarne la relation d’exploitation entre une bouche anthropomorphique (le Sud global) et une main (le Nord global). Parti d’un simple jeu d’arcade, le projet s’est transformé en un spectacle explosif et en une leçon d’histoire géopolitique, à mi-chemin entre un concert et un cours.
« En reprenant les mêmes personnages et commandes que le jeu d’origine, j’ai conçu une nouvelle expérience de jeu intégrée à une série d’environnements musicaux animés, où un narrateur désincarné expose, avec ironie, la manière dont les mains occidentales ont mis en place des systèmes d’exploitation. »
L’atelier participatif permet d’éclairer des points clés du monde réel, pour mieux saisir les liens entre les enjeux géopolitiques abordés et l’univers du jeu d’arcade
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Temitope Olujobi
Austin (Texas) and New-York (État de New-York), États-Unis
Temitope Olujobi est architecte de formation, devenu·e concepteur·ice de jeux, qui crée des expériences ludiques à partir de combinaisons aussi inattendues qu’audacieuses. À travers ses créations, iel explore, avec curiosité, les liens entre des éléments en apparence sans rapport.
Que se passe-t-il si l’on marie des excréments humains à un moulin à vent ? La justice réparatrice à un holodeck ? Une main et une bouche anthropomorphes aux triptyques oniriques de Jérôme Bosch ? Autant de questions auxquelles Temi tente de répondre, de manière décalée, à travers ses jeux vidéo.

Franken Tacit
〈FrankenTacit〉, nouvelle création énigmatique de 45 minutes, est une collaboration avec un « monstre IA » formé à l’esthétique unique du Tacit Group. Deux performeur·ses IA, animé·es par l’apprentissage automatique, interagissent avec l’artiste en temps réel. Bien qu’un·e seul·e artiste se tienne sur scène, l’énergie déployée est si intense qu’on croirait assister à la respiration et à la création synchrones de trois interprètes distinct·es.
La performance s’ouvre avec une version réinventée de « Vertical Hunminjeongak », où l’artiste dialogue avec les deux IA, transmuant le langage en un paysage sonore. Dans « Game Over 2026 », l’artiste affronte les deux IA dans un jeu tout en générant de la musique en direct, révélant la dynamique brute du système. L’apogée narrative est atteinte avec « System 4.0 », où l’artiste, par la programmation en direct, collabore avec les IA — qui ont intégré son ADN artistique — pour maîtriser les émotions complexes sur scène et le souffle collectif du public.
Condensée dans un design sophistiqué et une esthétique visuelle aboutie, cette expérience ouvre de nouveaux horizons pour la symbiose entre l’artiste et l’IA. Elle offre un aperçu saisissant de l’art de demain, à ce seuil critique où la technologie repousse les limites du potentiel humain.
Conception : Sunhee Yang, Ohyun Kwon
Programmation : Jay Ho

Tacit Group
Séoul, Corée du Sud
Fondé à Séoul en 2008, le collectif Tacit Group traduit les technologies contemporaines en langage scénique, intégrant programmation, algorithmes, live coding et visuels en temps réel. Leur démarche puise dans le détournement créatif d’éléments du quotidien — jeux vidéo, discussions numériques — pour les transposer dans l’univers de l’art algorithmique, en extrayant une sensibilité futuriste des fragments du banal.
La trajectoire de Tacit Group dépasse la simple instrumentalisation de la technologie. Ils conçoivent des systèmes comme des organismes artistiques, inventant une nouvelle syntaxe pour l’art médiatique.

Symbiotic Response
Une performance audiovisuelle humain-machine
WONWOORI présente Symbiotic Response à ELEKTRA Montréal, une exploration de la relation sensorielle entre l’humain et l’ordinateur. S’appuyant sur ses recherches sur l’audition mécanique des utilisateur·rices d’implants cochléaires, la performance interroge le processus de l’écoute symbiotique.
Elle explore trois questions fondamentales : comment les ordinateurs perçoivent les sons humains, comment les humains entendent les sons générés par des machines, et enfin, la possibilité d’un plaisir musical partagé. À travers une analyse basée sur des corpus et l’apprentissage automatique, l’œuvre instaure un dialogue d’écoute réciproque, cherchant un espace où humains et IA coexisteraient par le son.

WONWOORI
Séoul, Corée du Sud
WONWOORI, compositeur, repousse les limites du potentiel humain à travers la musique et la technologie. Pour lui, la musique informatique est un médium pour appréhender le monde qui nous entoure, ainsi que l’humain dans toute sa complexité. Ce monde, tout comme les êtres qui l’habitent, est souvent si complexe qu’il en devient difficile à saisir.
WONWOORI transforme les données de l’objet à interpréter en ondes sinusoïdales — les plus infimes composantes musicales — pour les analyser. Dans ce processus, il y puise l’inspiration pour ses compositions et s’efforce de placer l’objet analysé au cœur du médium artistique. Il explore notamment comment la musique et la technologie peuvent élargir les possibilités humaines, en s’intéressant à des objets souvent exclus du champ de l’art.
Depuis 2019, il étudie la perception sonore limitée des personnes malentendantes, cherchant à cerner l’essence même de la musique.
